une œuvre qui se construit pas à pas et pièce à pièce

L’économie circulaire et de fonctionnalité

Jusqu’à la fin du 20e siècle, le développement économique, qui a eu pour principaux moteurs les innovations techniques et la mondialisation des marchés, a donné naissance à des filières globalisées de production mobilisant, autour d’entreprises dominantes auxquelles ils sont liés par des relations d’allégeance, une multitude de filiales, sous-traitants et fournisseurs. Ces filières de production demeurent pour l’essentiel « linéaires » : elles puisent dans une biosphère réputée infinie des matières premières et de l’énergie et y rejettent les déchets, depuis les sous-produits de la production jusqu’aux objets hors d’usage, de plus en plus rapidement remplacés dans une logique d’obsolescence programmée. Ce modèle n’est évidemment pas durable. Il a suscité de très nombreuses réactions, les territoires y sont en première ligne. Citons :

  • l’écologie industrielle et territoriale, qui vise à faire des sous-produits d’une activité productive la matière première d’autres activités ou de services rendus à la collectivité ;
  • l’économie circulaire, qui vise à passer des filières de production linéaires à des systèmes en boucle où l’on prend en compte la genèse et l’usage d’un produit pour s’assurer du recyclage ou de la réutilisation de toutes les ressources qui lui ont été nécessaires ;
  • la gestion territorialisée des déchets qui vise d’abord à en réduire la masse (par l’écologie industrielle et territoriale, par l’économie circulaire, par le développement du vrac et de la consigne, etc..) ensuite à en concevoir le recyclage ;
  • l’économie de la fonctionnalité, qui vise à offrir un service rendu plutôt que l’achat de biens matériels permettant de rendre ce service.

Les territoires sont un niveau privilégié pour organiser ces transformations mais, des politiques à l’échelle nationale et européenne doivent être mises en œuvre pour les généraliser.

Voir les documents :